mars 1990, Chailly-en-Bière (seine-et-marne)
Mme Thébault a recueilli auprès du témoin principal, M. Pino Galliano, les éléments qui lui ont permis de rédiger le compte-rendu que voici :
Vers 22 h, P. Galliano sortait d’une réunion de l’association des peintres de Chailly. Le temps était doux, et il décida de se promener un peu avant de rentrer. Alors qu’il arrivait près de la pharmacie, sur la RN 7, son regard fut attiré par un phénomène lumineux semblant se situer entre Chailly-en-Bière et Villiers-en-Bière, vers la zone commerciale et le supermarché
Carrefour, à une hauteur de 45° et ‘’sur une longueur de deux mains, à bout de bras’’. La RN 7 constitue l’artère principale de Chailly-en-Bière. Entre Chailly et Villiers, il n’y a que des champs cultivés et des serres non éclairées.
Description du phénomène : sept lumières fixes, de couleur blanchâtre, formant un ensemble symétrique à la fois par rapport à un axe vertical et à un axe horizontal (donc aussi par rapport à la lumière centrale). Une huitième lumière
également blanchâtre, circulait ‘’de façon rythmique’’ d’un point à un autre. ‘’Elle traversait toujours le centre, et repartait du centre’’. J’ai insisté sur la couleur, car le témoin hésitait. Il m’a alors précisé que le temps était nuageux, et qu’il lui semblait que la couleur ‘’était opacifiée’’ par des nuages bas, dont il estime l’altitude à 1 km. Pour décrire cette couleur, il
la compare à la lumière d’un faisceau laser projeté du sol sur les nuages… ‘’comme lorsqu’on voit une lumière sous l’eau, d’un bateau’’. Le phénomène n’éclairait rien autour de lui.
Il n’y a en général à cet endroit aucun projecteur laser, aucune animation, seulement de grands réverbères qui éclairent vers le bas, et aucun réverbère ‘’en boule’’. M. Galliano a observé le phénomène pendant au moins vingt minutes, et toujours du même endroit. Il est ensuite rentré chez lui. Là, sa femme et son fils étaient à la fenêtre : ils avaient commencé à observer le phénomène à peu près en même temps que lui. Contrairement à lui, qui est allé se coucher, ils ont poursuivi leur observation, qui a duré au total environ une heure : ils allaient à la fenêtre de temps en temps, constataient que la chose ne se déplaçait pas, et repartaient. Cela a duré jusqu’au moment où, revenant à la fenêtre, ils n’ont plus rien vu : tout avait disparu.
Le lendemain, M. Galliano a interrogé diverses personnes du pays : personne n’avait rien vu ! Il ne semblait pas y avoir eu de fête, ni de manifestation quelconque, ce soir-là.
Cette description ne s’apparente à aucune des formes classiques prises par le phénomène OVNI. Elle est toutefois à rapprocher d’une autre, faite le 5 novembre 90, que l’on retrouve exposée dans la Charente Libre : là encore, les témoins décrivent un réseau de points lumineux reliés entre eux. L’ensemble, dans ce cas, a une forme non plus hexagonale, mais triangulaire.
LDLN N° 304, juillet-août 1990